Conférence filmée « L’histoire de la mémoire de la Shoah en Allemagne et en France », 10 février 2015

http://www.regioncentre-valdeloire.fr/accueil/lactualite-de-la-region-centre/actualites-cooperation-internati/histoire-memoire-shoa.html

Une visite au mémorial de Gardelegen, 27 janvier 2013

 

Le Mémorial de Gardelegen (Gedenkstätte Feldscheune Isenschnibbe Gardelegen) a été érigé en mai 2015 en hommage aux 1016 victimes du camp de concentration de Gardelegen qui périrent le 13 avril 1945 peu de temps avant la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Au début du mois d’avril 1945, environ 4000 prisonniers du camp de Dora-Mittelbau et de son camp satellite de Neuengamme furent transportés à Gardelegen en véhicules spéciaux car les voies de chemin de fer avaient été endommagées par les raids aériens. La SS mis en place rapidement une équipe de surveillance des détenus formée par des forces auxiliaires, la Jeunesse Hitlérienne et l’armée de l’air. Pressées par l’arrivée des Américains, les troupes allemandes obligèrent environ 1000 détenus – la plupart d’entre eux était malade et trop faible pour entamer les marches de la mort –  à quitter la ville de Gardelegen pour rejoindre la localité d’Isenschnibbe. De là, les prisonniers furent emmenés dans une grande grange qui fut incendiée par les Allemands après avoir été aspergée d’essence. La majorité des détenus y furent brûlés vifs. Ceux qui tentaient de s’échapper furent exécutés sur place par les gardes. C’est la 102ème division d’infanterie américaine qui découvrit le massacre un ou deux jours plus tard. L’unité militaire américaine arriva sur le lieu du crime avant que les Allemands n’aient eu le temps de brûler tous les corps. Ils trouvèrent ainsi 1016 corps dans la grange encore en flammes et dans des tranchées creusées à côté de cette dernière. Ils parvinrent à recueillir le témoignage de plusieurs détenus qui avaient réussi à s’échapper. Une équipe de photographes américais militaires prirent des clichés le 19 avril 1945 afin de documenter le massacre qui fut grâce à cela, rendu public dans la presse. Le 21 avril 1945, le commandant local de la 102ème division d’infanterie américaine ordonna à un groupe de 200 à 300 hommes de creuser une sépulture décente pour les victimes du massacre. Les jours suivants, des civils allemands exhumèrent 586 cadavres des tranchées et retrouvèrent 430 cadavres dans la grange. Une tombe individuelle fut offerte à chacun d’eux. Le 25 avril 1945, une cérémonie organisée par la division d’infanterie américaine se tint  afin d’honorer les victimes et d’ériger un mémorial. Le mémorial fut par la suite réaménagé entre les années 1952 et 1971. Il y est écrit : « Gardelegen, cimetière militaire. Ci-git 1016 prisonniers de guerre alliés qui furent assassinés par leurs ravisseurs. Ils furent enterrés par les citoyens de Gardelegen chargés de la responsabilité que les tombes restent toujours aussi vertes que la mémoire de ces infortunés qui sera conservée dans les cœurs des hommes amoureux de la liberté où qu’ils soient ».

Pour de plus amples informations, vous pouvez vous référer à l’ouvrage d’André Sellier, Histoire du camp de Dora, Paris, La Découverte, 2010 et au témoignage de Lucien Colonel qui échappa à l’enfer de Gardelegen  https://asso-buchenwald-dora.com/temoignage-de-lucien-colonel-2/

 

Une visite au mémorial de Bernburg, 24 mars 2014

 

 

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Le Mémorial de Bernburg a été érigé dans une aile de l’établissement provincial de soin et de santé de la ville de Bernburg. Ce lieu fait partie des six installations du programme d’euthanasie dit T4 en référence à l’adresse berlinoise du bureau de coordination du programme en allemand, Tiergartenstrasse 4, mis en place par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale et qui se déroula du 21 novembre 1940 au 30 juillet 1943.

Cependant avant cela et dès 1933, les malades, adultes et enfants, qui fréquentaient l’établissement soit à cause d’un handicap physique ou d’une maladie ou déficience mentale furent stérilisés de force par les médecins.

A l’été et à l’automne 1940 Viktor Brack faisant partie de la chancellerie du Führer se rendit à l’hôpital psychiatrique de Bernburg. Il était alors à la recherche d’un nouveau centre pour l’opération T4 dans la région du Brandenburg. Un complexe fermé nommé « sanatorium » fut créé afin de devenir un centre de gazage des victimes. Les victimes en question étaient la plupart du temps des adultes et enfants handicapés ou déficients mentaux. C’est en octobre 1940 que la chambre à gaz, pièce de 14 m2 fut bâtie par des ouvriers. Les personnes qui étaient tuées dans cette chambre à gaz venaient au moins de 33 centres psychiatriques ou de soin. La plupart des victimes venaient de Saxe, du Brandenburg et de la région de Braunschweig et plus précisément des villes d’Altscherbitz, Görden, Jerichov, Königslutter, Neuruppin, Teupitz et Uchtspringe. Des convois de malades arrivaient aussi d’Eberswalde, Meseritz, Neustadt/Holstein, Sachsenberg bei Schwerin, Schleswig-Stadtfeld et Treptov.

Le transport des victimes de l’établissement d’euthanasie de Bernburg se réalisa en bus dont le trajet se terminait dans un grand garage en bois sur le territoire de l’hôpital psychiatrique. De là, les détenus devaient se rendre au rez-de-chaussée du bâtiment en empruntant un long couloir fermé, devaient se déshabiller et laisser leurs effets personnels. S’ensuivait une rapide auscultation par un médecin qui mentionnerait plus tard une cause de mort victime sur l’acte de décès. Du personnel hospitalier emmenaient les futures victimes par groupe de 60 à 75 personnes dans la chambre à gaz donnant le prétexte de leur faire prendre une douche désinfectante. Du monoxyde de carbone s’échappait alors durant 3 à 5 minutes jusqu’à ce qu’il y assez de gaz pour les victimes meurent au bout d’environ 20 minutes. La chambre à gaz demeurait fermée durant une heure environ jusqu’à ce qu’une bouche d’aération n’aspire le gaz mortel. Puis, les corps étaient immédiatement incinérés dans le crématorium prévu à cet effet. Afin qu’il n’y ait pas de question ou de poursuite concernant la cause de la mort des patients par les familles, les médecins et les infirmiers signaient tous les documents sous une fausse identité. On estime qu’environ 10 000 malades mentaux et handicapés furent assassinés à Bernburg mais certaines sources mentionnent 14 000 victimes.

A partir de 1941 et ce jusqu’à 1943, Bernburg fut un des centres hébergeant l’action dite 14f13 qui prévoyaient la mise à mort de détenus venant de camps de concentration. Les victimes – des Juifs, des Tsiganes, asociaux – furent gazées à partir de l’automne 1941. L’action atteint son paroxysme au début de l’année 1942. Contrairement aux malades mentaux, c’était là la SS qui acheminait les futures victimes en train jusqu’à la gare de Güsten puis qui les transportait en camions jusqu’à Bernburg. On estime qu’environ 5000 femmes et hommes issus des camps de Buchenwald, Flossenbürg, Gross-Rosen, Neuengamme, Ravensbrück et Sachsenhausen périrent à Bernburg.

Calendriers scolaires en France et en Allemagne 2016

School and public holidays and 2016-Sachsen-AnhaltSchool and public holidays and 2016-Sachsen-Anhalt

 

http://www.education.gouv.fr/cid87910/calendrier-scolaire-pour-les-annees-2015-2016-2016-2017-2017-2018.html

 

Une visite au camp de Maillé, 8 octobre 2015

Maison du souvenir de Maillé

Maison du souvenir de Maillé

Le 8 octobre 2015, à l’occasion de leur déplacement en Région Centre, une délégation allemande du land de Saxe-Anhalt est venue découvrir l’histoire tragique du village martyr de Maillé, au travers de la visite de la Maison du Souvenir, lieu de mémoire du massacre du 25 août 1944, et d’un entretien avec un témoin rescapé du drame.

Le 25 août 1944, alors que Paris est libéré,124 habitants de ce petit village de Touraine, âgés de 3 mois à 89 ans, sont brutalement assassinés par des soldats SS et le bourg est presque entièrement détruit. Totalement oublié pendant cinquante ans et encore largement méconnu aujourd’hui, ce massacre est pourtant le deuxième plus important commis par les nazis sur le sol français après celui d’Oradour-sur-Glane. La Maison du Souvenir de Maillé se donne pour objectif de le faire connaître et reconnaître et d’en préserver la mémoire. À cette fin, elle propose tout au long de l’année la visite de ses expositions permanente et temporaires, un film de témoignages de rescapés et des animations spéciales sur Maillé et tout autre thème en lien avec la Seconde Guerre mondiale ou les populations civiles dans les conflits. Depuis son ouverture en 2006, elle a accueilli plus de 50 000 visiteurs, individuels comme groupes scolaires, français comme étrangers.

 

Une présentation détaillée tout au long du parcours de visite leur a permis de connaître plus précisément le cheminement des événements de cette tragique journée. De même, la présence à leurs côtés de M. Martin, survivant et président de l’association Pour le Souvenir de Maillé, association des rescapés, familles de victimes et sympathisants, leur a donné l’occasion de bénéficier d’un témoignage direct et de répondre à leurs nombreuses questions.

 

Enfin, ils ont pu constater le travail important que mène la Maison du Souvenir avec l’Allemagne, puisque l’exposition temporaire présentée à ce moment-là était consacrée au groupe de jeunes résistants allemands de la Rose blanche, réalisée par la fondation munichoise de la Rose blanche et mise à disposition par la société Montgelas pour la promotion de la coopération franco-bavaroise. Un tel partenariat n’étant d’ailleurs par le premier, puisque l’année précédente, une autre exposition temporaire, celle-ci inédite, avait été entièrement réalisée dans les deux langues, tout comme son catalogue d’exposition, avec le service culturel de la région du lac de Constance et présentée simultanément dans les deux pays. Elle s’inscrivait dans le cadre des commémorations de la Grande Guerre et présentait des portraits de soldats français et allemands. Enfin, il leur a été présenté l’échange franco-allemand qui est organisé chaque année avec de jeunes Allemands et de jeunes Français en situation difficile autour d’un chantier commun sur le thème de la Mémoire. La Maison du Souvenir de Maillé démontre avoir tissé depuis plusieurs années des liens soutenus avec des partenaires allemands, œuvrant à son niveau à la réconciliation des deux pays.

 

Cette visite de représentants allemands a ainsi été placée pour chacun sous le signe de l’émotion et du recueillement, mais également du rapprochement et de l’amitié.

 

 

 

 

Totalitarismes et résistances, Blois, octobre 2014

Totalitarismes et résistances, Blois, octobre 2014

Visite de la délégation de la Région Centre en Saxe-Anhalt 23-26 mars 2014

 

 

 

 

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les deux comités de pilotage franco-allemand

 

 

Dans le cadre du partenariat entre la Région Centre et le Land de Saxe- Anhalt, des membres des deux délégations ainsi que des enseignants français et allemands issus d’établissements des deux régions, se sont donnés rendez-vous en Allemagne pour que les deux comités de pilotage puissent à nouveau travailler ensemble et profiter de la même occasion  pour  se rendre sur les lieux de mémoires de différents sites où des persécutions furent perpétrées durant la Seconde Guerre mondiale.

Ainsi, le 23 mars 2014, les deux équipes visitèrent le Mémorial des Justes (Gedenkstätte « Stille Helden ») à Berlin avant de se rendre au Mémorial de l’Holocauste et du Monument en hommage aux Tsiganes d’Europe assassinés par les Nazis (Denkmal für die im NS ermordeten Sinti und Roma Europas).

Le lendemain, le 24 mars 2014, une réunion des deux groupes de pilotage des deux régions se tint à Magdebourg puis les deux délégations visitèrent le Mémorial des victimes de l’euthanasie durant l’époque nazie (Gedenkstätte für Opfer der NS « Euthanasie ») à Bernbourg.

Le 25 mars, c’est d’abord à Osterbourg que les deux équipes se rendirent pour participer à différents échanges au lycée Markgraf-Albrecht où ils furent reçus par Madame la Proviseure de l’établissement. Plusieurs thématiques furent abordées comme par exemple « l’intégration à l’enseignement de lieux pédagogiques externes à l’école », « l’éducation à la démocratie dans les écoles de Saxe-Anhalt » ou « les directives ministérielles sur l’enseignement de l’histoire ». Dans l’après-midi, les délégations visitèrent à Stendal l’exposition « La patrie en guerre » (« Heimat im Krieg ») au Altmärkisches Museum de la ville. De retour à Magdebourg, les équipes marquèrent comme l’année précédente un arrêt au Mémorial de Gardelegen (Mahn – und Gedenkstätte Isenschnibber Feldscheune).

Pour finir, le 26 mars 2014, diverses discussions eurent lieu entre les membres des deux régions à Magdebourg avant que la délégation française ne s’envole pour Paris.

Dans le cadre du partenariat entre la Région Centre et le Land de Saxe-Anhalt, des membres des deux délégations ainsi que des enseignants français et allemands issus d’établissements des deux régions, se sont donnés rendez-vous en Allemagne pour que les deux comités de pilotage puissent à nouveau travailler ensemble et profiter de la même occasion  pour  se rendre sur les lieux de mémoires de différents sites où des persécutions furent perpétrées durant la Seconde Guerre mondiale.

Ainsi, le 23 mars 2014, les deux équipes visitèrent le Mémorial des Justes (Gedenkstätte « Stille Helden ») à Berlin avant de se rendre au Mémorial de l’Holocauste et du Monument en hommage aux Tsiganes d’Europe assassinés par les Nazis (Denkmal für die im NS ermordeten Sinti und Roma Europas).

Le lendemain, le 24 mars 2014, une réunion des deux groupes de pilotage des deux régions se tint à Magdebourg puis les deux délégations visitèrent le Mémorial des victimes de l’euthanasie durant l’époque nazie (Gedenkstätte für Opfer der NS « Euthanasie ») à Bernbourg.

Le 25 mars, c’est d’abord à Osterbourg que les deux équipes se rendirent pour participer à différents échanges au lycée Markgraf-Albrecht où ils furent reçus par Madame la Proviseure de l’établissement. Plusieurs thématiques furent abordées comme par exemple « l’intégration à l’enseignement de lieux pédagogiques externes à l’école », « l’éducation à la démocratie dans les écoles de Saxe-Anhalt » ou « les directives ministérielles sur l’enseignement de l’histoire ». Dans l’après-midi, les délégations visitèrent à Stendal l’exposition « La patrie en guerre » (« Heimat im Krieg ») au Altmärkisches Museum de la ville. De retour à Magdebourg, les équipes marquèrent comme l’année précédente un arrêt au Mémorial de Gardelegen (Mahn – und Gedenkstätte Isenschnibber Feldscheune).

Pour finir, le 26 mars 2014, diverses discussions eurent lieu entre les membres des deux régions à Magdebourg avant que la délégation française ne s’envole pour Paris.

Voyage d’une délégation française en Saxe-Anhalt dans le cadre de la Journée Internationale dédiée à la Mémoire des victimes de la Shoah – 27 janvier 2013

A l’occasion de la Journée Internationale dédiée à la Mémoire des victimes de la Shoah, les deux comités de pilotage franco-allemand se sont réunis pour la première fois du 25 au 28 janvier 2013 afin d’effectuer plusieurs réunions de travail tout au long des journées et aussi pour visiter différents lieux de mémoire en Saxe-Anhalt  dans le cadre du partenariat entre la Région Centre et ce Land. Ils étaient accompagnés d’une délégation française constituée d’élèves et d’enseignants issus d’établissements de Beaune et la Rolande et de Pithiviers et du Président de la Région Centre Monsieur François Bonneau.

Dès leur arrivée à Magdebourg  le 25 janvier, Monsieur François Bonneau fit un discours en l’honneur de la cérémonie anniversaire du Traité de l’Elysée en présence notamment de Madame Brigitte Dufour (adjointe au Maire de la Ville du Havre jumelée à Magdebourg) en l’église Johanniskirche.

Le 26 janvier, le directeur adjoint du Mémorial de Berlin accueillit les deux délégations franco-allemande qui purent ainsi visiter le champ des stèles de Pieter Eisenman, le Mémorial des Sintis de Dani Karavan inauguré récemment, le monument érigé en l’hommage aux persécutions perpétrées contre les homosexuels et enfin, le Mémorial lui-même.

Le 27 janvier  à Magdebourg, les équipes se rendirent à Gardelegen avant d’assister à la cérémonie à la mémoire des victimes du nazisme. Après le dépôt d’une gerbe de fleurs, plusieurs discours officiels eurent lieu dont celui du Président du Land, du Président de District et de Madame Hélène Mouchard – Zay, Présidente du CERCIL.

 

Conférence: La libération des camps, Annette Wieviorka, Blois, octobre 2015

La libération des camps

Une visite à Prettin, décembre 2014

Une visite à Prettin – décembre 2014

http://www.stgs.sachsen-anhalt.de/gedenkstaette-kz-lichtenburg-prettin/

prettin 1La visite du camp de concentration « KZ Lichtenburg Prettin » s’est effectuée dans le cadre de l’échange entre des élèves du lycée Jean Zay d’Orléans et du Markgraf-Albrecht-Gymnasium d’Osterbourg.

Le séjour des élèves français en Allemagne en décembre 2014 était la première rencontre avec les élèves allemands. Aussi les professeurs allemands avaient-ils organisé des activités destinées à faciliter la prise de contact, la connaissance mutuelle, les échanges culturels et linguistiques.

Dès le premier jour passé à Osterbourg un travail artistique a été entamé basé sur la réalisation réciproque de profils des élèves. Le portrait et la biographie de quatre détenus au KZ ont aussi été présentés aux élèves.

Les profils réalisés et la vie des 4 détenus ont été réinvestis à Prettin en réfléchissant sur le lieu découvert lors de la visite guidée par les responsables du mémorial (inauguré en 2011) qui ont mis le lieu à la disposition des 50 élèves pour créer une œuvre collective achevée à la fin du séjour (voir les photos). Il s’agissait de faire travailler les élèves ensemble à la réalisation d’une œuvre collective qui garde la trace de leur passage à Prettin, de leur prise de conscience de l’histoire du lieu.

La visite du camp de concentration « KZ Lichtenburg Prettin » s’est effectuée dans le cadre de l’échange entre des élèves du lycée Jean Zay d’Orléans et du Markgraf-Albrecht-Gymnasium d’Osterbourg.

Le séjour des élèves français en Allemagne en décembre 2014 était la première rencontre avec les élèves allemands. Aussi les professeurs allemands avaient-ils organisé des activités destinées à faciliter la prise de contact, la connaissance mutuelle, les échanges culturels et linguistiques.

Dès le premier jour passé à Osterbourg un travail artistique a été entamé basé sur la réalisation réciproque de profils des élèves. Le portrait et la biographie de quatre détenus au KZ ont aussi été présentés aux élèves.

Les profils réalisés et la vie des 4 détenus ont été réinvestis à Prettin en réfléchissant sur le lieu découvert lors de la visite guidée par les responsables du mémorial (inauguré en 2011) qui ont mis le lieu à la disposition des 50 élèves pour créer une œuvre collective achevée à la fin du séjour (voir les photos). Il s’agissait de faire travailler les élèves ensemble à la réalisation d’une œuvre collective qui garde la trace de leur passage à Prettin, de leur prise de conscience de l’histoire du lieu.

Prettin est un château du XVIè s. transformé en pénitencier, où les premiers détenus arrivent dès juin 1933. Différents types de détenus (représentés par les 4 détenus retenus pour les élèves : politiques, raciaux, homosexuels, femmes…) ont été incarcérés à Prettin avant d’être envoyés dans d’autres camps de concentration. Prettin est surtout intéressant pour observer l’application des lois qui mettent en place le totalitarisme en supprimant les droits fondamentaux et autorisant l’arrestation des opposants politiques. Les conditions de survie étaient très difficiles à Prettin mais la mortalité n’a jamais atteint celle d’autres camps : les détenus travaillaient dans le parc du château, étaient hébergés sous les toits dans de vastes dortoirs que l’on peut visiter.

Le camp a été fermé en 1939 et a servi ensuite de centre de formation pour les SS.

La direction du mémorial a proposé 4 biographies de détenus qui ont laissé des écrits : voir les textes en annexes. Elles sont le support de la fiche pédagogique proposée par Ute Voigt et Christine Blet.

Prettin est un château du XVIè s. transformé en pénitencier, où les premiers détenus arrivent dès juin 1933. Différents types d détenus (représentés par les 4 détenus retenus pour les élèves : politiques, raciaux, homosexuels, femmes…) ont été incarcérés à Prettin avant d’être envoyés dans d’autres camps de concentration. Prettin est surtout intéressant pour observer l’application des lois qui mettent en place le totalitarisme en supprimant les droits fondamentaux et autorisant l’arrestation des opposants politiques. Les conditions de survie étaient très difficiles à Prettin mais la mortalité n’a jamais atteint celle d’autres camps : les détenus travaillaient dans le parc du château, étaient hébergés sous les toits dans de vastes dortoirs que l’on peut visiter.

Le camp a été fermé en 1939 et a servi ensuite de centre de formation pour les SS.

 

 

 

 

 

 

 

La direction du mémorial a proposé 4 biographies de détenus qui ont laissé des écrits : voir les textes en annexes. Elles sont le support de la fiche pédagogique proposée par Ute Voigt et Christine Blet.

 

La visite du camp de concentration « KZ Lichtenburg Prettin » s’est effectuée dans le cadre de l’échange entre des élèves du lycée Jean Zay d’Orléans et du Markgraf-Albrecht-Gymnasium d’Osterbourg.

Le séjour des élèves français en Allemagne en décembre 2014 était la première rencontre avec les élèves allemands. Aussi les professeurs allemands avaient-ils organisé des activités destinées à faciliter la prise de contact, la connaissance mutuelle, les échanges culturels et linguistiques.

Dès le premier jour passé à Osterbourg un travail artistique a été entamé basé sur la réalisation réciproque de profils des élèves. Le portrait et la biographie de quatre détenus au KZ ont aussi été présentés aux élèves.

Les profils réalisés et la vie de  4 détenus ont été réinvestis à Prettin en réfléchissant sur le lieu découvert lors de la visite guidée par les responsables du mémorial (inauguré en 2011) qui ont mis le lieu à la disposition des 50 élèves pour créer une œuvre collective achevée à la fin du séjour (voir les photos). Il s’agissait de faire travailler les élèves ensemble à la réalisation d’une œuvre collective qui garde la trace de leur passage à Prettin, de leur prise de conscience de l’histoire du lieu.

Prettin est un château du XVIè s. transformé en pénitencier, où les premiers détenus arrivent dès juin 1933. Différents types de détenus (représentés par les 4 détenus retenus pour les élèves : politiques, raciaux, homosexuels, femmes…) ont été incarcérés à Prettin avant d’être envoyés dans d’autres camps de concentration. Prettin est surtout intéressant pour observer l’application des lois qui mettent en place le totalitarisme en supprimant les droits fondamentaux et autorisant l’arrestation des opposants politiques. Les conditions de survie étaient très difficiles à Prettin mais la mortalité n’a jamais atteint celle d’autres camps : les détenus travaillaient dans le parc du château, étaient hébergés sous les toits dans de vastes dortoirs que l’on peut visiter.

Le camp a été fermé en 1939 et a servi ensuite de centre de formation pour les SS.

La direction du mémorial a proposé 4 biographies de détenus qui ont laissé des écrits : voir les textes en annexes. Elles sont le support de la fiche pédagogique proposée par Ute Voigt et Christine Blet.

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